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8 conseils contre le mal des montagnes : réduire votre risque avant le départ

Publié 29 novembre 2012 · 18 min de lecture

8 conseils contre le mal des montagnes : réduire votre risque avant le départ

Les conseils contre le mal des montagnes ont surtout de la valeur lorsqu’ils restent applicables au moment où votre voyage est déjà fixé. L’itinéraire est choisi, le vol est réservé et vous vous apprêtez à dormir dans une tente hypoxique. Vous n’avez alors plus besoin de théorie générale sur la montagne, mais d’un plan clair : comment réduire nettement la probabilité de mal des montagnes, sans compliquer inutilement votre préparation ?

Le message principal est simple. Le mal des montagnes ne résulte généralement pas d’une seule erreur, mais d’une combinaison : montée trop rapide, acclimatation insuffisante, mauvais sommeil, suivi trop limité et poursuite de l’ascension malgré des symptômes. Dormir au préalable dans une tente hypoxique peut réduire nettement la probabilité de mal des montagnes, parce que votre corps s’habitue déjà, de façon contrôlée, à un air moins riche en oxygène avant le départ. En montant intelligemment, en démarrant calmement et en prenant les symptômes au sérieux, vous augmentez en plus vos chances d’un voyage solide, sûr et agréable.

En résumé : pour prévenir le mal des montagnes, commencez dès la maison par une pré-acclimatation contrôlée, montez calmement sur place, ne forcez pas les premiers jours, mesurez la réaction de votre corps et cessez de monter en cas de symptômes nets. Une tente hypoxique n’est pas une garantie, mais un moyen puissant de rendre l’acclimatation plus planifiable, plus mesurable et plus maîtrisable.

L’essentiel : prévenir le mal des montagnes commence avant le départ

Conclusion : les meilleurs conseils contre le mal des montagnes ne commencent pas sur la montagne, mais dès les semaines qui précèdent le départ.

Nuance : une tente hypoxique n’offre aucune garantie à 100 %, mais elle peut réduire nettement la probabilité de mal des montagnes.

En pratique : progressez calmement, suivez les tendances et utilisez les premiers jours sur place comme une phase d’acclimatation prolongée.

Comprendre les bases du mal des montagnes permet de faire de meilleurs choix en montagne. Ce n’est pas seulement l’altitude du sommet qui compte, mais surtout la vitesse à laquelle votre corps est exposé à une baisse d’oxygène. C’est précisément pour cela qu’une tente hypoxique est si pertinente dans les dernières semaines avant le départ. Vous pouvez déjà dormir chez vous plusieurs heures par nuit dans un environnement pauvre en oxygène, tout en continuant à fonctionner et à récupérer normalement en journée.

Pourquoi le mal des montagnes est si souvent pris au sérieux trop tard

Le mal des montagnes, ou mal aigu des montagnes (MAM, acute mountain sickness en anglais), apparaît lorsque votre corps ne dispose pas d’assez de temps pour s’adapter à la moindre disponibilité en oxygène en altitude. Les premiers signes paraissent parfois anodins : maux de tête, fatigue, baisse d’appétit, légères nausées ou mauvais sommeil. C’est justement pour cela que beaucoup de voyageurs continuent trop longtemps.

Une idée reçue importante veut que la forme physique protège entièrement. Une bonne condition vous aide certainement à vous déplacer plus confortablement, mais elle ne protège pas automatiquement du mal des montagnes. Des coureurs solides, des cyclistes et des randonneurs expérimentés peuvent eux aussi présenter des symptômes lorsque la vitesse d’ascension est trop élevée ou que l’altitude de couchage augmente trop vite.

Votre préparation ne doit donc pas tourner uniquement autour de l’entraînement, du matériel et de l’itinéraire. Votre corps doit aussi s’habituer à moins d’oxygène. Ce processus s’appelle l’acclimatation. Dans l’acclimatation naturelle, cela se produit pendant le voyage. Dans la pré-acclimatation, vous commencez déjà chez vous. Pour beaucoup de voyageurs, c’est une différence importante.

Pourquoi le risque augmente vite au-dessus de 2500 mètres

Le mal des montagnes est souvent sous-estimé, parce que les premiers symptômes sont généralement légers. Pourtant, le risque augmente vite dès que vous dépassez environ 2500 mètres. Tout le monde ne tombe pas malade à la même altitude, mais la tendance est claire : plus vous dormez haut et plus vous montez vite, plus la probabilité de symptômes est grande.

Altitude Probabilité indicative de mal des montagnes Signification pratique
< 2000 m Moins de 5 % Risque faible pour la plupart des gens, sauf en cas de montée rapide ou de sensibilité individuelle.
2500 m Environ 10 % La première altitude à laquelle des symptômes peuvent devenir perceptibles chez les voyageurs sensibles.
3000 m Environ 15 % Monter calmement, bien dormir et prendre les symptômes au sérieux deviennent plus importants.
3500 m Environ 35 % Le risque devient clairement significatif, surtout sur les itinéraires rapides ou avec un temps d’acclimatation limité.
4500 m Jusqu’à environ 50 % Préparation, suivi et règles de décision claires ne sont plus un luxe à ce niveau.
< 2000 m moins de 5 %

Signification : risque faible pour la plupart des gens, sauf en cas de montée rapide ou de sensibilité individuelle.

2500 m environ 10 %

Signification : la première altitude à laquelle des symptômes peuvent devenir perceptibles chez les voyageurs sensibles.

3000 m environ 15 %

Signification : monter calmement, bien dormir et prendre les symptômes au sérieux deviennent plus importants.

3500 m environ 35 %

Signification : le risque devient clairement significatif, surtout sur les itinéraires rapides ou avec un temps d’acclimatation limité.

4500 m jusqu’à environ 50 %

Signification : préparation, suivi et règles de décision claires ne sont plus un luxe à ce niveau.

Important à comprendre : ces pourcentages sont indicatifs. La probabilité réelle dépend de la vitesse d’ascension, de l’altitude de couchage, du profil de l’itinéraire, des jours de repos, de l’expérience antérieure de l’altitude et de la sensibilité individuelle. C’est précisément pour cela que dormir au préalable dans une tente hypoxique a tant de valeur : vous réduisez nettement la probabilité de mal des montagnes en vous habituant, de façon contrôlée, à moins d’oxygène avant même le départ.

Lors d’ascensions rapides de montagnes comme le Kilimandjaro, le mal des montagnes peut être une raison majeure pour laquelle des voyageurs doivent ralentir, ont besoin d’un jour de repos ou n’atteignent pas le sommet. La préparation n’est donc pas un détail, mais un facteur de réussite déterminant.

Conseil 1 : commencez à dormir dans une tente hypoxique chez vous

Si votre voyage est déjà fixé et qu’il vous reste quelques semaines, voici l’étape la plus précieuse : commencez à dormir au préalable dans une tente hypoxique. Vous reproduisez ainsi chez vous un stimulus d’altitude en abaissant le pourcentage d’oxygène. C’est ce qu’on appelle l’hypoxie normobare. Votre corps reçoit donc déjà un stimulus contrôlé de moindre oxygène, sans devoir immédiatement monter, voyager ou performer.

L’avantage est que vous pouvez mieux doser votre acclimatation. Vous augmentez l’altitude pas à pas, vous mesurez la réaction de votre corps et vous pouvez corriger avant d’être sur la montagne. C’est ce qui rend l’acclimatation à domicile avant une expédition en montagne particulièrement précieuse pour les voyages dont le programme laisse peu de place à des jours de repos supplémentaires.

Une tente hypoxique ne remplace pas toute l’acclimatation sur place. Vous devez toujours monter calmement, bien dormir, manger suffisamment et prendre les symptômes au sérieux. Mais dormir au préalable dans une tente hypoxique peut rendre le processus plus contrôlé, plus mesurable et plus planifiable. Vous réduisez ainsi nettement la probabilité de mal des montagnes, sans dépendre de la chance ou du « on verra bien ».

Conseil pratique : ne commencez pas d’emblée le plus haut possible. Démarrez calmement, dormez suffisamment d’heures dans la tente et n’augmentez que lorsque votre sommeil, votre forme au réveil et votre saturation restent stables. En cas de doute, une progression plus lente vaut généralement mieux qu’un programme agressif.

Conseil 2 : augmentez progressivement l’altitude de votre tente hypoxique

La plus grande erreur avec une tente hypoxique est de croire que plus haut est automatiquement mieux. Ce n’est pas le cas. L’objectif n’est pas de vous pousser le plus vite possible vers un stimulus lourd, mais de trouver un stimulus assez fort pour l’adaptation et assez doux pour préserver votre sommeil et votre récupération.

Pour beaucoup d’utilisateurs, une progression par phases fonctionne le mieux. Vous commencez à une altitude simulée plus basse, vous observez la réaction de votre corps, puis vous augmentez par paliers. Votre forme au réveil compte ici davantage qu’un réglage isolé sur le générateur. Si vous vous réveillez anormalement fatigué, si vous dormez mal ou si votre saturation descend plus que prévu, c’est le signal de ne pas augmenter davantage.

Utilisez de préférence pour cela un programme de progression clair pour la tente hypoxique. Vous évitez ainsi d’augmenter trop vite au ressenti. Dans les dernières semaines avant le départ surtout, vous ne voulez pas créer de stress supplémentaire, mais vous habituer de façon contrôlée.

Phase Objectif Interprétation pratique
Début S’habituer à dormir avec moins d’oxygène Réglage modéré, surveiller la qualité du sommeil, aucune précipitation.
Progression Augmenter lentement le stimulus N’augmenter que si le sommeil, la forme au réveil et la récupération sont stables.
Stabilisation Cumuler suffisamment d’heures Ne pas courir après des réglages plus élevés, mais dormir avec régularité.
Derniers jours Partir en forme Plus d’ajustements agressifs juste avant le départ.
Début s’habituer au stimulus

Objectif : s’habituer à dormir avec moins d’oxygène.

Interprétation : réglage modéré, surveiller la qualité du sommeil et ne pas se précipiter.

Progression augmenter lentement

Objectif : augmenter pas à pas le stimulus hypoxique.

Interprétation : n’augmenter que si le sommeil, la forme au réveil et la récupération restent stables.

Stabilisation cumuler des heures

Objectif : cumuler suffisamment d’heures de sommeil efficaces.

Interprétation : ne pas vouloir toujours plus haut, mais dormir avec régularité et bien récupérer.

Derniers jours partir en forme

Objectif : partir avec confiance et bien récupéré.

Interprétation : plus d’ajustements agressifs juste avant le départ.

Conseil 3 : sur place, démarrez plus lentement que ce que vous ressentez

Les premiers jours en altitude sont trompeurs. Vous vous sentez peut-être frais, le groupe a de l’énergie et l’environnement invite à prendre le rythme tout de suite. C’est pourtant précisément le moment où vous devez doser. Beaucoup de symptômes ne viennent pas seulement de l’altitude elle-même, mais d’un effort trop important dans les premières 24 à 72 heures.

Un bon point de départ : marchez les premiers jours comme si vous alliez délibérément trop lentement. Votre respiration doit rester contrôlée, vous devez pouvoir parler et vous ne devez pas avoir le sentiment de devoir faire vos preuves. Au-dessus de 2500 à 3000 mètres surtout, un départ calme n’est pas une faiblesse, mais une stratégie.

Cela vaut aussi si vous avez déjà dormi dans une tente hypoxique. La pré-acclimatation aide, mais elle ne vous rend pas immunisé contre le mal des montagnes. Sur place, votre corps doit encore composer avec le froid, la fatigue, le stress du voyage, une autre alimentation, une charge quotidienne plus élevée et parfois de mauvaises nuits.

Conseil 4 : surveillez votre altitude de couchage, pas seulement le point culminant de la journée

Beaucoup de voyageurs regardent surtout le col, le sommet ou le lodge le plus haut de l’itinéraire. Mais pour l’acclimatation, l’altitude à laquelle vous dormez compte au moins autant. Monter brièvement plus haut en journée est autre chose que dormir toute la nuit à une nouvelle altitude.

Une règle classique consiste, au-dessus d’environ 3000 mètres, à faire monter l’altitude de couchage progressivement et à prévoir régulièrement du repos ou une nuit supplémentaire. En pratique, ce n’est pas toujours possible, parce que les voyages en groupe, les refuges, les vols ou les transferts sont déjà fixés. C’est justement alors que la préparation devient plus importante.

Si votre itinéraire monte plus vite que l’idéal, essayez de réduire les risques ailleurs. Commencez la pré-acclimatation chez vous, planifiez des premiers jours calmes, buvez suffisamment, mangez bien, limitez l’alcool et soyez strict avec les symptômes. Vous ne pouvez pas toujours modifier un programme de voyage agressif, mais vous pouvez élargir votre marge.

Conseil 5 : mesurez votre saturation en oxygène, mais interprétez-la intelligemment

Un oxymètre peut être utile, surtout si vous dormez dans une tente hypoxique ou si vous voulez suivre pendant votre voyage la réaction de votre corps. Mais une valeur isolée dit peu de choses sans contexte. Doigts froids, mauvaise mesure, mouvement, différence d’altitude et variation individuelle peuvent influencer le résultat.

Utilisez donc votre saturation surtout comme une tendance. Mesurez à des moments fixes, par exemple au calme le matin, et observez le schéma. Votre saturation baisse nettement, vous vous sentez moins bien et vous récupérez moins ? C’est alors plus parlant qu’une seule mesure basse sans symptômes.

Pour plus de contexte sur les valeurs et leur interprétation, vous pouvez approfondir la saturation en oxygène en altitude. L’essentiel reste : les données de mesure soutiennent votre décision, mais ne remplacent pas le tableau de vos symptômes.

Comment suivre cela objectivement

Un suivi objectif vous aide à ne pas naviguer uniquement au ressenti. Les données de mesure doivent toutefois toujours être interprétées de façon pratique. La SpO2 en particulier est surtout utile comme tendance. Une valeur isolée peut dévier à cause de doigts froids, d’un mouvement, d’erreurs de mesure ou d’une nuit agitée.

Signal Signification Action
Bonne récupération Vous dormez correctement, mangez bien et vous sentez stable. Continuer calmement selon le plan.
Doute Maux de tête, légères nausées ou fatigue inhabituelle. Ne pas monter davantage, se reposer et réévaluer.
Alerte Les symptômes augmentent ou ne disparaissent pas avec le repos. Adapter le plan et solliciter un avis médical ou un accompagnement.
Urgence Confusion, troubles de la coordination, essoufflement sévère ou somnolence. Descendre et chercher immédiatement une aide médicale.
Bonne récupération

Signification : vous dormez correctement, mangez bien et vous sentez stable.

Action : continuer calmement selon le plan.

Doute

Signification : maux de tête, légères nausées ou fatigue inhabituelle.

Action : ne pas monter davantage, se reposer et réévaluer.

Alerte

Signification : les symptômes augmentent ou ne disparaissent pas avec le repos.

Action : adapter le plan et demander conseil.

Urgence

Signification : confusion, troubles de la coordination, essoufflement sévère ou somnolence.

Action : descendre et chercher une aide médicale.

Règle de décision : si votre tendance de SpO2 baisse et que vos symptômes augmentent, cela compte davantage qu’une valeur isolée. Combinez toujours la saturation avec la qualité du sommeil, la forme au réveil, l’appétit, la récupération et les symptômes.

Conseil 6 : mangez et buvez pour récupérer, pas seulement contre la soif

En altitude, vous perdez souvent plus d’eau que vous ne le pensez. Vous respirez plus vite, l’air est plus sec et votre appétit peut diminuer. En même temps, l’acclimatation demande de l’énergie. Boire trop peu et manger trop peu peuvent dégrader votre récupération et renforcer les symptômes.

Cela ne veut pas dire que vous devez vous forcer à boire énormément d’eau. Il s’agit de boire avec régularité, de prendre assez de sel et de glucides, et de continuer à manger lorsque l’appétit diminue. Les glucides sont pratiques en altitude, parce qu’ils sont relativement efficaces à l’effort et souvent mieux tolérés que les repas lourds et gras.

Soyez aussi attentif à votre statut en fer pendant la préparation, surtout si vous pratiquez un sport d’endurance, si vous êtes une femme avec des pertes de sang importantes ou si vous avez déjà eu des valeurs de ferritine basses. Le fer joue un rôle dans le transport de l’oxygène. Ne prenez pas de compléments sans raison, mais faites contrôler à temps vos valeurs sanguines en cas de doute.

Conseil 7 : évitez l’alcool, les somnifères et le stress inutile

L’alcool est rarement une bonne idée en altitude, surtout les premiers jours. Il peut perturber le sommeil, aggraver la déshydratation et brouiller votre jugement sur les symptômes. Les somnifères demandent aussi de la prudence. Certains produits peuvent influencer la respiration et la vigilance, alors qu’en altitude vous voulez justement rester attentif aux signaux de votre corps.

La meilleure stratégie de sommeil est généralement plus simple : arriver calmement, rester au chaud, ne pas manger lourd trop tard, limiter la caféine, boire suffisamment et doser l’effort. Mal dormir en altitude est fréquent et pas automatiquement dangereux, mais combiné à des maux de tête, des nausées et une récupération qui se dégrade, cela devient plus significatif.

En dormant chez vous dans une tente hypoxique, vous pouvez en outre déjà vous habituer à dormir avec moins d’oxygène. Les premières nuits sur place sont alors souvent moins inconnues et vous savez à l’avance comment votre corps réagit.

Conseil 8 : ne poursuivez pas la montée avec des symptômes nets

C’est la règle de décision la plus importante en altitude : ne montez pas davantage si vous avez des symptômes nets. Des maux de tête associés à des nausées, un manque d’appétit, des vertiges, une fatigue extrême ou un fonctionnement visiblement dégradé doivent être pris au sérieux. Mieux vaut perdre une journée que perdre tout le voyage.

Un groupe peut exercer beaucoup de pression. Personne ne veut retarder le voyage. Pourtant, continuer malgré des symptômes est précisément ce qui peut rendre le mal des montagnes dangereux. Rester à la même altitude, se reposer, s’hydrater, manger et réévaluer est souvent la première étape la plus sage. Si les symptômes s’aggravent ou que des signaux d’alarme apparaissent, la descente doit devenir prioritaire.

En cas de symptômes aigus ou croissants, il est important de savoir comment agir. Lisez donc aussi à l’avance que faire en cas de mal aigu des montagnes, surtout si vous voyagez vers des régions isolées ou en groupe.

Règle de décision en route : des symptômes légers ne signifient pas automatiquement la panique, mais bien que vous ne devez pas monter d’un cran. Pas de montée supplémentaire, pas d’effort intense et pas de « on verra » pendant que le groupe continue. D’abord stabiliser, ensuite décider.

Idées reçues fréquentes sur le mal des montagnes

« Je suis en forme, donc je n’aurai pas le mal des montagnes »

La forme physique aide à l’effort, mais ne garantit rien contre le mal des montagnes. Ce sont justement les personnes en forme qui vont parfois trop vite les premiers jours et se surchargent inutilement.

« Le Diamox réglera le problème »

Le Diamox peut aider dans certaines situations, mais il ne remplace ni une montée calme, ni le suivi, ni un bon choix d’itinéraire, ni la pré-acclimatation. Discutez-en toujours au préalable avec un médecin, surtout si vous prenez d’autres médicaments ou si vous avez des affections médicales.

« Une tente hypoxique signifie que je peux monter plus vite sur place »

Une tente hypoxique peut élargir votre marge et réduire nettement la probabilité de mal des montagnes, mais ce n’est pas un blanc-seing pour ignorer les signaux. Voyez-la comme une préparation solide, pas comme une autorisation d’abandonner toutes les règles d’acclimatation.

« Une saturation basse décide de tout à elle seule »

La saturation est utile, mais les symptômes, la tendance et le fonctionnement restent importants. Une valeur sans contexte peut être trompeuse. Combinez toujours la mesure avec la façon dont vous vous sentez et dont vous récupérez.

Check-list pratique pour les dernières semaines avant le départ

  • Commencez à temps à dormir dans la tente hypoxique et progressez calmement.
  • Suivez votre forme au réveil, votre fréquence cardiaque au repos et éventuellement votre saturation en oxygène comme une tendance.
  • Planifiez délibérément des premiers jours sur place plus calmes que d’habitude.
  • Vérifiez sur votre itinéraire les montées rapides en altitude de couchage.
  • Discutez du Diamox ou d’autres médicaments avec un médecin à l’avance, pas seulement en route.
  • Emportez un oxymètre, mais utilisez-le comme un outil d’aide et non comme une vérité absolue.
  • Évitez l’alcool les premiers jours en altitude.
  • Convenez clairement avec votre groupe à l’avance : des symptômes signifient qu’on ne monte pas plus haut.

Quand la préparation devient encore plus importante

Tous les voyages en montagne n’ont pas le même profil de risque. Un trek tranquille avec suffisamment de jours d’acclimatation est autre chose qu’un programme court où vous dormez rapidement au-dessus de 3500 ou 4500 mètres. Moins votre itinéraire laisse de place pour ralentir, plus votre préparation préalable compte.

Surtout pertinent pour : le Kilimandjaro, le camp de base de l’Everest, les voyages dans les Andes, les itinéraires rapides à 4000 mètres, les objectifs de trek à 5000 mètres et les voyages où refuges, lodges ou vols sont déjà fixés.

Moins urgent pour : les voyages en montagne moins hauts avec beaucoup de jours de repos, une altitude de couchage limitée et une large possibilité d’ajuster en route.

Vous hésitez sur la rapidité de montée de votre itinéraire ? Comparez surtout les altitudes de couchage par jour. Le point culminant de la journée en dit moins que le rythme auquel votre altitude nocturne augmente. C’est justement là que naissent souvent les problèmes.

Préparez-vous à l’altitude de façon contrôlée

Vous partez bientôt en altitude et vous voulez réduire nettement la probabilité de mal des montagnes ? Avec une tente hypoxique d’Altitude Dream, vous pouvez déjà commencer la pré-acclimatation chez vous, adaptée à votre objectif de voyage et à votre planning.

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Conclusion : le meilleur conseil contre le mal des montagnes est un plan que vous appliquez vraiment

Les meilleurs conseils contre le mal des montagnes ne sont pas spectaculaires, mais efficaces : s’habituer à l’avance à moins d’oxygène, démarrer calmement, surveiller l’altitude de couchage, bien manger et boire, mesurer intelligemment et ne pas continuer avec des symptômes. Pour les voyageurs qui ont déjà fixé leur expédition ou leur trek, dormir au préalable dans une tente hypoxique est une étape particulièrement logique. Vous rendez ainsi l’acclimatation plus contrôlée, plus mesurable et plus planifiable.

Une tente hypoxique n’offre aucune garantie à 100 % contre le mal des montagnes. Aucune méthode ne le fait. Mais combinée à un programme de voyage raisonnable, à un bon suivi et à des règles de décision claires, la pré-acclimatation peut réduire nettement la probabilité de mal des montagnes. C’est précisément la marge qui, en altitude, peut faire la différence entre survivre, abandonner ou profiter de votre objectif en montagne avec confiance.

Questions fréquentes sur la prévention du mal des montagnes

Quel est le conseil le plus important contre le mal des montagnes ?

Le conseil le plus important est de laisser à votre corps suffisamment de temps pour s’habituer à moins d’oxygène. Cela passe par une montée calme, des jours de repos et le fait de dormir au préalable chez vous dans une tente hypoxique.

Une tente hypoxique réduit-elle la probabilité de mal des montagnes ?

Oui, dormir au préalable dans une tente hypoxique peut réduire nettement la probabilité de mal des montagnes, parce que votre corps s’habitue déjà de façon contrôlée à moins d’oxygène avant le départ. Il reste toutefois important de monter calmement sur place et de prendre les symptômes au sérieux.

Quand dois-je commencer avec une tente hypoxique ?

Cela dépend de votre destination, de l’altitude finale, de l’itinéraire et du temps de préparation disponible. En pratique : plus votre profil de voyage est haut et rapide, plus il est important de commencer à temps et de progresser calmement.

Puis-je prévenir complètement le mal des montagnes ?

Aucune méthode n’offre de garantie à 100 %. Vous pouvez toutefois fortement réduire le risque par la pré-acclimatation, une montée calme, un bon sommeil, une alimentation et une hydratation suffisantes, et en ne montant pas davantage en cas de symptômes.

Dois-je prendre du Diamox contre le mal des montagnes ?

Le Diamox peut être utile dans certaines situations, mais il ne remplace pas l’acclimatation. Discutez-en toujours au préalable avec un médecin, surtout si vous prenez d’autres médicaments ou si vous avez des affections médicales.

Lire notre avertissement sur les informations relatives à l’altitude et à la santé

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